| Principes
généraux |
| Une
classification des maladies peut se définir comme un ensemble
organisé de rubriques dans lesquelles on range des entités
morbides en fonction de certains critères établis qu'il
est possible de choisir de nombreuses manières. L'anatomiste,
par exemple, peut désirer un classement d'après la partie
du corps qui est atteinte tandis que le pathologiste est surtout intéressé
par la nature du processus pathologique, le médecin de santé
publique par l'étiologie et le clinicien par les manifestations
mêmes qui requièrent ses soins. En d'autres termes, les
systèmes de classement sont nombreux, et celui qui sera choisi
dans chaque cas particulier sera déterminé par les préoccupations
du chercheur. Une classification statistique des maladies et des traumatismes
dépendra donc de l'usage qui doit être fait des statistiques
recueillies. |
|
Dans
le passé, les divergences entre centres d'intérêt
ont fait échouer les efforts visant à bâtir une
classification statistique strictement logique quel que fût le
système retenu. Les diverses rubriques représentent donc
une série de compromis nécessaires entre les classifications
basées sur l'étiologie, la localisation anatomique, les
circonstances d'apparition, etc., ainsi qu'entre les renseignements
de qualité variable susceptibles d'être recueillis dans
les observations médicales. Il faut aussi procéder à
des adaptations pour satisfaire aux exigences variées des services
de statistiques démographiques, des hôpitaux de différents
types, des services de santé militaires, des organismes d'assurances
sociales, des enquêtes médicales et de nombreuses autres
institutions. Bien qu'une classification unique ne puisse répondre
à tous les besoins spéciaux, elle devrait néanmoins
constituer une base commune de classement pour l'usage statistique général,
c'est-à-dire pour la conservation, l'extraction et la mise en
tableaux des données. |
| |
Une
classification statistique des maladies doit se limiter à un
nombre restreint de rubriques susceptibles d'embrasser la totalité
des états morbides. Ces rubriques doivent être choisies
de manière à faciliter l'étude statistique des
phénomènes pathologiques. Une entité morbide spécifique
doit avoir un titre distinct dans la classification seulement lorsque
son classement à part est justifié, sa fréquence
ou son importance pathologique autorisant à l'individualiser
dans une rubrique spéciale. En revanche, beaucoup de titres dans
la classification se rapportent à des groupes d'états
distincts mais habituellement apparentés. Cependant, toute maladie
ou tout état morbide doit être rangé à une
place définie et appropriée dans l'une des rubriques de
la classification statistique. Quelques intitulés sont réservés
à des affections diverses qui ne peuvent être classées
de façon plus précise. Ces rubriques «Divers»
sont ou ont été réduites au minimum.
|
| |
C'est
ce caractère de groupement au sein d'une classification statistique
qui la distingue d'une nomenclature, qui est une liste ou un catalogue
de termes approuvés pour désigner des états morbides
devant être complets afin d'y inclure tous les états pathologiques.
Toutefois, les notions de classification et de nomenclature sont étroitement
liées en ce sens que certaines classifications (par exemple en
zoologie) sont tellement détaillées qu'elles en deviennent
des nomenclatures. Pourtant, dans ce cas, elles ne conviennent pas en
général à l'analyse statistique. |
| |
| Les buts du classement
statistique des maladies ne sauraient être mieux résumés
que dans les paragraphes ci-après, écrits par William Farr1
, il y a un siècle: |
| |
«
Les causes de décès ont été cataloguées
par ordre alphabétique dans les premiers états de mortalité
(tables mortuaires); ce procédé a l'avantage de ne soulever
aucune de ces questions délicates, au sujet desquelles il est
vain de compter sur l'accord unanime des médecins et des statisticiens.
Mais la statistique est essentiellement une science de classement et,
lorsqu'on jette un coup d'oeil rapide sur ce sujet, il est évident
que toute classification, qui groupe des maladies se ressemblant beaucoup
ou risquant d'être confondues, est de nature à faciliter
la déduction de principes généraux.
|
| |
«
Le classement est une méthode de généralisation.
C'est pourquoi plusieurs classifications peuvent être employées
avec avantage, et le médecin, le pathologiste ou le juriste peuvent
légitimement, chacun d'eux se plaçant à son propre
point de vue, classer les maladies et les causes de décès
de la façon qu'ils jugent la plus apte à faciliter leurs
recherches et à donner des résultats généraux. |
| |
«
Le médecin praticien peut établir ses principaux groupes
de maladies d'après la nature (médicale ou chirurgicale)
de leur traitement ; le pathologiste, d'après la nature du processus
morbide ou de la lésion; l'anatomiste ou le physiologiste, d'après
les tissus et les organes intéressés; le juriste médical,
d'après la soudaineté ou la lenteur du décès;
tous ces points méritent bien d'être pris en considération
dans une classification statistique. |
| |
«
Au regard des statisticiens nationaux, les éléments les
plus importants ont été, cependant, pris en considération
dans l'ancienne subdivision des maladies en fléaux (ou épidémies
et endémies), en maladies communément rencontrées
(maladies sporadiques), qui peuvent être divisées en trois
classes, et en traumatismes ou conséquences immédiates
d'actes violents ou de causes externes. » |
| |
|
| |
| Historique |
| |
| Origine |
| |
C'est
François Bossier de Lacroix (1706-1777), plus connu sous le nom
de Sauvages, qui a tenté le premier essai de classement systématique
des maladies. |
| |
| Le vaste traité
de Sauvages fut publié sous le titre de Nosologia Methodica.
Un des contemporains de Sauvages fut le grand taxonomiste Linné
(1707-1778), dont l'un des ouvrages était intitulé Genera
Morborum. Au début du XIXe siècle, la classification
des maladies la plus couramment utilisée était celle de
William Cullen (1710-1790), d'Edimbourg, classification qui fut publiée
en 1785 sous le titre de Synopsis Nosologiae Methodicae. |
| |
Cependant,
l'étude statistique des maladies avait commencé pratiquement
un siècle plustôt, avec les travaux de John Graunt consacrés
aux tables mortuaires de Londres. Pour évaluer la proportion
des enfants nés vivants qui mouraient avant d'avoir atteint l'âge
de six ans, aucune mention de l'âge du décès n'étant
indiquée à cette époque sur les actes, il choisit
tous les décès classés sous les rubriques: muguet,
convulsions, rachitisme, accidents dentaires et vers, naissances prématurées,
décès du premier mois, décès de la première
enfance, gros foie, étouffement par couvertures, et y ajouta
la moitié des décès classés sous les rubriques:
variole, varicelle, rougeole et vers sans convulsions. Malgré
l'imperfection de cette classification, son évaluation d'une
mortalité de 36 % avant l'âge de six ans semble à
la lumière des renseignements ultérieurs, avoir été
bonne. Trois siècles ont quelque peu contribué à
l'exactitude scientifique du classement des maladies, et pourtant nombreux
sont ceux qui doutent encore de l'utilité des tentatives faites
pour recueillir des statistiques de maladies, voire de causes de décès,
en raison des difficultés du classement. A ceux-là on
peut citer la phrase du Professeur Major Greenwood2: «
Le puriste scientifique qui attend des statistiques médicales
l'exactitude du point de vue nosologique n'est pas plus sage que le
paysan d'Horace attendant que la rivière tarisse » |
| |
Heureusement
pour les progrès de la médecine préventive, le
General Register Office of England and Wales trouva, dès sa fondation
en 1837, en la personne de William Farr (1807-1883) - son premier statisticien
médical - un homme qui non seulement fit le meilleur usage possible
des classifications imparfaites des maladies qu'il avait alors à
sa disposition, mais qui travailla à les améliorer et
à en obtenir un usage uniforme dans tous les pays. |
| |
A
l'époque de Fart, les services publics utilisaient la classification
de Cullen. On ne l'avait pas révisée pour l'adapter aux
progrès de la science médicale, et Farr estima qu'elle
ne pouvait être employée dans un but statistique. En conséquence,
dans le premier rapport annuel du Registrar General, il discuta des
principes qui doivent servir de base à un classement statistique
des maladies et insista sur l'adoption d'une classification uniforme. |
| |
La
nomenclature et la classification statistique ont fait l'objet d'une
étude et de commentaires constants de la part de Farr dans ses
« Letters » annuelles au Registrar General, publiées
dans les rapports annuels de ce dernier. L'utilité d'une classification
uniforme des causes de décès a été si vivement
reconnue au premier Congrès international de Statistique, tenu
à Bruxelles en 1853, que ce dernier chargea William Farr et Marc
d'Espine, de Genève, de préparer «une nomenclature
uniforme des causes de décès, applicable à tous
les « pays »³. Au congrès suivant, tenu à
Paris en 1855, Farr et d'Espine présentèrent deux listes
distinctes qui étaient basées sur des principes très
différents. La nomenclature de Farr était divisée
en cinq groupes: maladies épidémiques, maladies constitutionnelles
(générales), maladies locales classées selon leur
localisation anatomique, maladies du développement et maladies
qui sont la conséquence directe d'un traumatisme. D'Espine classait
les maladies d'après leur nature (goutteuse, herpétique,
hématique, etc.). Le congrès adopta un compromis sous
la forme d'une liste de 138 rubriques. En 1864, cette nomenclature fut
révisée à Paris « sur le modèle de
celle de W. Farr »; elle a été révisée
par la suite en 1874, 1880, 1886. Bien que cette classification n'ait
jamais reçu une approbation universelle, la disposition générale,
et notamment le principe proposé par Farr de classer les maladies
suivant leur localisation anatomique, ont survécu comme base
de la Nomenclature internationale des causes de décès. |
| |
| Adoption de
la Nomenclature internationale des causes de décès |
| |
Au
cours de sa réunion tenue à Vienne en 1891, l'Institut
international de Statistique, qui a succédé au Congrès
international de Statistique, chargea un comité, présidé
par Jacques Bertillon (1851-1922), chef des Travaux statistiques de
la ville de Paris, de préparer une classification des causes
de décès. Il est intéressant de noter que Bertillon
était le petit-fils d'Achille Guillard, botaniste et statisticien
distingué, qui avait présenté la résolution
priant Farr et d'Espine de préparer une nomenclature uniforme
au premier Congrès de Statistique de 1853. Le rapport de ce comité
fut présenté par Bertillon à la réunion
de l'Institut international de Statistique à Chicago, en 1893,
et fut adopté par ce dernier. La nomenclature préparée
par Bertillon était basée sur la nomenclature des causes
de décès utilisée par la ville de Paris, nomenclature
qui, depuis sa révision en 1885, représentait une synthèse
des classements anglais, allemand et suisse. Le classement était
basé sur le principe, adopté par Farr, d'une distinction
entre les maladies générales et celles qui sont localisées
à un organe particulier ou à une région anatomique
précise. Conformément aux instructions du Congrès
de Vienne, données sur la suggestion de L. Guillaume, directeur
du Bureau fédéral des Statistiques de Suisse, Bertillon
établit trois classifications: la première, une classification
abrégée de 44 rubriques; la seconde, une classification
de 99 rubriques, et la troisième, une classification de 161 rubriques. |
| |
La
Nomenclature internationale des causes de décès (Classification
Bertillon) reçut l'approbation générale et fut
adoptée par plusieurs pays, ainsi que par de nombreuses villes.
Elle a tout d'abord été utilisée en Amérique
du Nord par Jesús E. Monjarás pour les statistiques de
San-Luis-Potosi (Mexique)4. En 1898, au cours de sa réunion
tenue à Ottawa (Canada), l'American Public Health Association
recommanda l'adoption de la Classification Bertillon par les bureaux
de l'état civil du Canada, du Mexique et des Etats-Unis. L'association
suggéra en outre que la Classification soit révisée
tous les dix ans. |
| |
A
la réunion de l'Institut international de Statistique, tenue
à Christiania en 1899, Bertillon présenta un rapport sur
les progrès de la Classification et rappela les recommandations
de l'American Public Health Association au sujet des révisions
décennales. L'Institut international de Statistique adopta alors
la résolution suivante : |
| |
«
L'Institut international de Statistique, convaincu de la nécessité
d'employer dans les différents pays des nomenclatures comparables, |
| |
«
Apprend avec plaisir l'adoption par toutes les administrations statistiques
de l'Amérique du Nord, par une partie de celles de l'Amérique
du Sud, et par une partie de celles de l'Europe, du système de
nomenclature des causes de mort, qui lui a été présenté
en 1893. |
| |
«
Insiste vivement pour que ce système de nomenclature soit adopté,
en principe et sauf révision, par toutes les institutions statistiques
de l'Europe. |
| |
«
Approuve, au moins dans ses grandes lignes, le système de révision
décennale proposé par l'American Public Health Association
dans sa session d'Ottawa (1898). |
|
«
Engage les administrations statistiques qui n'ont pas encore adhéré,
à le faire sans retard et à contribuer à la comparabilité
des nomenclatures des causes de mort. »5 |
| |
En
conséquence, le Gouvernement français convoqua à
Paris, en août 1900, la première Conférence internationale
pour la révision de la Nomenclature internationale des causes
de décès (Classification Bertillon). Les délégués
de 26 pays assistèrent à cette conférence. Une
classification détaillée des causes de décès
comprenant 179 groupes et une classification abrégée de
35 groupes furent adoptées le 21 août 1900. L'avantage
d'une révision décennale fut reconnu, et le Gouvernement
français fut chargé de convoquer en 1910 la réunion
suivante. En fait., cette réunion eut lieu en 1909, et le Gouvernement
français convoqua des conférences successives en 1920,
1929 et 1938. |
| |
| Bertillon continua
d'être le promoteur de la Nomenclature internationale des causes
de décès; les révisions de 1900, 1910 et 1920 furent
conduites sous sa direction. En qualité de secrétaire général
de la Conférence internationale, il adressa la révision
provisoire de 1920 à plus de 500 personnes en leur demandant leur
opinion. Sa mort, en 1922, priva la Conférence de son animateur. |
| |
A
la session de l'Institut international de Statistique tenue en 1923,
Michel Huber, successeur de Bertillon en France, reconnut ce manque
de direction et présenta une résolution tendant à
ce que l'Institut international de Statistique réaffirme sa position
de 1893 à l'égard de la Nomenclature internationale des
causes de décès, et collabore avec d'autres organisations
internationales à la préparation de révisions ultérieures.
L'Organisation d'Hygiène de la Société des Nations
s'était également intéressée de façon
active aux statistiques démographiques et avait nommé
une Commission d'experts statisticiens pour étudier le classement
des maladies et causes de décès, ainsi que d'autres problèmes
rentrant dans le domaine de la statistique médicale. E. Roesle,
chef du Service de Statistique médicale de l'Office de Santé
publique d'Allemagne et membre de la Commission d'experts statisticiens,
avait préparé une monographie donnant la liste des adjonctions
qu'il serait nécessaire de prévoir dans les rubriques
de la Nomenclature internationale des causes de décès
de 1920, si l'on voulait que la classification pût être
utilisée pour la mise en tableaux des statistiques de morbidité.
Cette étude minutieuse fut publiée en 1928 par l'Organisation
d'Hygiène de la Société des Nations 6.
Pour coordonner les travaux des deux institutions, il fut créé
une commission internationale, connue sous le nom de «Commission
mixte» et comprenant un nombre égal de représentants
de l'Institut international de Statistique et de l'Organisation d'Hygiène
de la Société des Nations. Cette commission élabora
des propositions en vue des quatrième (1929) et cinquième
(1938) révisions de la Nomenclature internationale des causes
de décès. |
| |
| Sixième,
septième et huitième révisions |
| |
En
1946, la Conférence internationale de la Santé, tenue
à New-York, chargeait la Commission intérimaire de l'Organisation
mondiale de la Santé de procéder aux travaux préparatoires
nécessaires pour la sixième révision décennale
des Nomenclatures internationales des causes de décès,
et pour l'établissement des Listes internationales des causes
de maladies. La Conférence internationale pour la sixième
révision fut convoquée à Paris, en avril 1948,
par le Gouvernement français, et le secrétariat en fut
confié conjointement aux administrations françaises compétentes
et à l'Organisation mondiale de la Santé, qui avaient
mené à bien le travail préliminaire, conformément
à l'Accord conclu par les gouvernements représentés
à la Conférence internationale de la Santé en 1946
7. |
| |
La
Conférence pour la sixième révision décennale
marqua le début d'une ère nouvelle en matière de
statistiques internationales démographiques et sanitaires. Outre
l'adoption d'une liste détaillée des maladies, traumatismes
et causes de décès et l'approbation de règles internationales
pour le choix de la cause initiale de décès, la Conférence
préconisa un vaste programme de collaboration internationale
dans le domaine des statistiques démographiques et sanitaires.
Elle recommande notamment la création de commissions nationales
de statistiques démographiques et sanitaires chargées
de coordonner les activités statistiques dans chaque pays et
de servir de lien entre les institutions nationales de statistiques
et l'Organisation mondiale de la Santé 8. |
| |
La
Conférence internationale pour la septième révision
décennale de la Classification internationale des maladies se
réunit à Paris, sous les auspices de l'OMS, en février
1955 9. Conformément à la recommandation du
Comité OMS d'experts des Statistiques sanitaires 10,
cette révision fut limitée aux changements essentiels
et à la suppression d'erreurs et de contradictions. |
| |
La
Conférence pour la huitième révision, convoquée
par l'OMS, s'est réunie au Palais des Nations, Genève,
du 6 au 12 juillet 1965 11. Plus radicale que la septième,
cette révision n'en a pas moins laissé inchangée
la structure fondamentale de la classification et la philosophie générale
du classement des maladies d'après leur étiologie plutôt
qu'en fonction d'une manifestation particulière. |
| |
|
| |
| Rapport
de la Conférence internationale pour la neuvième révision |
| |
La
Conférence internationale pour la neuvième révision
de la Classification internationale des Maladies, convoquée par
l'Organisation mondiale de la Santé s'est tenue au Siège
de l'OMS, à Genève, du 30 septembre au 6 octobre 1975.
Les délégations de 46 Etats Membres y ont participé: |
| |
|
| Algérie |
Norvège |
| Arabie Saoudite |
Pays-Bas, Royaume
des |
| Australie |
Pologne |
| Autriche |
Portugal |
| Belgique |
République
Arabe Libyenne |
| Brésil |
République
Démocratique Allemande |
| Canada |
République
fédérale d'Allemagne |
| Danemark |
République-Unie
du Cameroun |
| Egypte |
Royaume-Uni de
Grande Bretagne et d'Irlande du Nord |
| Emirats Arabes Unis |
Singapour |
| Espagne |
Soudan |
| Etats-Unis d'Amérique |
Suède |
| Finlande |
Suisse |
| France |
Tchad |
| Guatemala |
Thaïlande |
| Hongrie |
Togo |
| Inde |
Trinité
et Tobago |
| Indonésie |
Tunisie |
| Irlande |
Union des Républiques
socialistes soviétiques |
| Israël |
Venezuela |
| Italie |
Yougoslavie |
| Japon |
Zaïre |
| Luxembourg |
|
| Nigéria |
|
| |
Les
Nations Unies, l'Organisation de Coopération et de Développement
économiques, l'Organisation internationale du Travail et le Centre
international de Recherche sur le Cancer ont envoyé des représentants
pour participer à la Conférence, ainsi que le Conseil
des Organisations internationales des Sciences médicales et 10
autres organisations internationales non gouvernementales s'intéressant
à diverses spécialités: anatomie pathologique,
dermatologie, gynécologie et obstétrique, neurochirurgie,
ophtalmologie, pédiatrie, radiologie, réadaptation des
handicapés, santé bucco-dentaire et santé mentale. |
| |
La
Conférence a été ouverte par le Dr Pavlov, sous-directeur
général, au nom du directeur général. Le
Dr Pavlov a fait l'historique de la CIM, rappelant aux délégués
qu'elle était issue de la Nomenclature internationale des Causes
de Décès, adoptée pour la première fois
en 1893. C'est avec la sixième révision que l'OMS a pris
la responsabilité de la CIM, tâche qui est inscrite dans
sa Constitution. Depuis lors, l'utilisation de la CIM s'est considérablement
étendue : indexage et extraction des dossiers, statistiques relatives
à la planification, à la surveillance et à l'évaluation
des services sanitaires, outre l'emploi traditionnel en épidémiologie. |
|
La
Conférence a élu le bureau suivant : |
|
Président
: |
Dr
R. H. C. Wells (Australie) |
|
|
Vice-Présidents: |
Dr
J. M. Avilan-Rovira (Venezuela) |
|
Dr
G. Cerkovnij (URSS) |
|
Dr
I. M. Moriyama (Etats-Unis d'Amérique) |
|
M.
G. Paine (Royaume-Uni) |
|
|
Rapporteurs
: |
Dr
M. A. Heasman (Royaume-Uni) |
|
Mlle
le Dr M. Guidevaux (France) |
|
|
Secrétariat
: |
Dr
A. S. Pavlov (sous-directeur général, OMS) |
|
M.
K. Uemura (directeur de la Division des Statistiques sanitaires, OMS) |
|
Dr
K. Kupka (médecin-chef, Service de la Classification internationale
des Maladies, OMS) (secrétaire) |
|
M.
H. G. Corbett (statisticien, Service de la Classification internationale
des Maladies, OMS) |
|
Professeur
G. G. Avtandilov (URSS) (conseiller temporaire) |
| |
La
Conférence a adopté un ordre du jour, portant sur la neuvième
révision de la Classification internationale des Maladies, avec
plusieurs classifications supplémentaires provisoires destinées
à être utilisées conjointement avec la CIM elle-même,
et sur des problèmes connexes. |
| |
| 1. Neuvième
révision de la Classification internationale des Maladies |
| |
| 1.1. Historique
de l'élaboration des propositions relatives à la neuvième
révision |
| |
Les
activités destinées à aboutir à la neuvième
révision ont commencé en 1969 avec la convocation d'un
groupe d'étude. Le travail a ensuite été planifié
de telle sorte que les propositions préalables à la Conférence
devaient se trouver dans un état de préparation bien plus
avancé que cela n'avait été le cas pour les révisions
antérieures. L'intention était en effet d'achever le manuel,
y compris l'index alphabétique, et de le mettre à la disposition
des utilisateurs en temps opportun pour permettre aux divers pays de
s'entraîner à son usage et se familiariser avec lui avant
de le mettre en service. Les préparatifs en vue de la révision
ont progressé grâce à des réunions successives
du groupe d'étude et à des réunions des chefs des
Centres de classification des maladies. Les membres du groupe d'étude
ont estimé lors de leur première réunion que la
révision devait rester dans certaines limites. Cependant, il
est bientôt apparu que, dans de nombreux domaines de la médecine,
les spécialistes demandaient une révision beaucoup plus
profonde. A cet effet l'opinion de certains spécialistes et celle
de sociétés internationales de spécialistes ont
été sollicitées, ainsi que celle des Centres OMS
de classification des maladies et de divers services du Siège.
De plus, les bureaux régionaux ont organisé des réunions
afin de permettre à des représentants des Etats Membres
d'exprimer leurs vues. La troisième réunion du groupe
d'étude a examiné les propositions qui tenaient compte
des avis exprimés par ces diverses sources, et des projets de
propositions, établis d'après leurs recommandations, ont
été envoyés aux Etats Membres au milieu de 1973.
Les remarques faites sur ces propositions ont été étudiées
par le Comité OMS d'experts des Statistiques sanitaires en juin
1974 12. Les propositions finales rédigées
pour la Conférence sont le résultat de ses recommandations.
Les délégués de plusieurs pays ont soutenu la révision
ainsi proposée. Toutefois, on a fait ressortir que des pressions
émanant de cliniciens s'étaient exercées pour demander
une vaste révision, étant donné que la structure
de plusieurs chapitres de la CIM ne correspondait plus aux conceptions
cliniques modernes. La délégation suédoise, au
nom des cinq pays nordiques (Danemark, Finlande, Islande, Norvège
et Suède), a émis l'opinion que les problèmes et
les frais entraînés par des remaniements aussi étendus
seraient importants puisque ces pays avaient établi une version
à cinq chiffres basée sur la huitième révision,
qui était largement utilisée dans les systèmes
électroniques d'information sanitaire. De l'avis de ces pays,
la version à cinq chiffres répondait dans une large mesure
aux demandes des cliniciens concernant une plus grande spécificité,
objectif visé par la neuvième révision. Les participants
à la Conférence ont pris note des préoccupations
exprimées par les pays nordiques. Mais, admettant la réalité
du besoin souligné par plusieurs pays de donner satisfaction
aux exigences de la clinique, tant par des changements de structure
que par une plus grande spécificité, ils ont en général
soutenu les objectifs proposés pour la session tels qu'ils leur
étaient présentés. |
| |
| 1.2. Historique
et développement des diverses utilisations de la CIM |
| |
Il
a été rappelé aux membres de la Conférence
que la Classification a un passé imposant. Elle tire ses origines
d'une nomenclature des causes de décès qui a servi pendant
de nombreuses années. Lors de la sixième révision,
des dispositions ont été prises pour classer les causes
de maladie. Puis, la Classification s'est révélée
utile pour l'indexage des dossiers hospitaliers, particulièrement
si on l'adaptait à cet effet avec quelques subdivisions supplémentaires.
Plus récemment, des transformations ont été apportées
en vue de son emploi dans divers systèmes de contrôle des
soins. Les propositions relatives à la neuvième révision
comportent un dispositif conçu pour la rendre plus apte à
servir en matière de statistiques relatives à l'évaluation
des soins médicaux. Pour l'avenir, il y aurait lieu de décider
quel genre de modifications rendrait la CIM utilisable pour les statistiques
d'assurance maladie et quelles possibilités il y aurait d'en
faire un moyen d'organiser le paiement centralisé des services
médicaux. La diversité de ces emplois incite à
orienter la Classification dans le sens d'un plus grand nombre de détails.
D'un autre côté, il convenait de ne point perdre de vue
que d'autres pays ou régions expriment des besoins pour lesquels
une telle complexité n'est pas de mise, mais qu'ils aimeraient
néanmoins disposer d'une classification fondée sur la
CIM afin d'évaluer leurs progrès en matière de
soins de santé et de lutte contre les maladies. |
| |
| 1.3. Caractères
généraux de la neuvième révision proposée
|
| |
La
disposition générale des propositions relatives à
la neuvième révision examinée par la Conférence
est très semblable à celle de la huitième, quoiqu'un
grand nombre de détails y aient été ajoutés.
On a pris soin de veiller à ce que les rubriques au niveau du
troisième chiffre soient explicitées. On relève
certaines innovations : |
| |
(i) Un cinquième
chiffre facultatif a été prévu en certains endroits,
par exemple, pour le mode de diagnostic de la tuberculose, pour le mode
d'accouchement au chapitre XI, pour la localisation anatomique dans
les troubles ostéo-musculaires, et pour le lieu de l'accident
dans le code E. |
| |
(ii)
Un système de codage indépendant à quatre chiffres
est offert pour classer les formes histologiques des néoplasmes,
précédés de la lettre M (pour morphologie) et suivis
par un cinquième chiffre indiquant le comportement de la tumeur.
Ce code est à usage facultatif en plus du code normal indiquant
la topographie. |
| |
(iii)
Le rôle du code E relatif aux causes externes a été
modifié. Dans les sixième, septième et huitième
révisions, le chapitre XVII se composait de deux classifications
alternatives, l'une établie selon la nature du traumatisme (code
N) et l'autre selon sa cause extérieure (code E). Dans la neuvième
révision, on a proposé d'abandonner le préfixe
N et de prendre uniquement en considération la nature du traumatisme
dans la classification principale. Le code E devient une classification
supplémentaire à utiliser. le cas échéant,
conjointement avec les codes de n'importe quelle partie de la Classification.
Pour les statistiques de mortalité cependant, le code E devrait
encore être utilisé de préférence au chapitre
XVII pour le choix de la cause initiale de décès quand
un seul code serait employé. |
| |
(iv)
Les propositions relatives à la neuvième révision
comportent une double classification pour certains diagnostics. Il a
été donné connaissance à la Conférence
de l'introduction de ce système dans les propositions de 1973,
la nécessité de classer les maladies selon certaines manifestations
importantes étant devenue évidente: par exemple, classer
l'encéphalite ourlienne dans une rubrique encéphalite.
Comme il eût été peu judicieux de modifier intégralement
en ce sens l'axe de classification de la CIM, la première proposition
a tendu à laisser le choix entre le classement selon les manifestations
et la place traditionnelle fondée sur l'étiologie. A la
suite de critiques formulées à ce sujet, on propose maintenant
que les codes étiologiques traditionnels, c'est-à-dire
ceux qui sont marqués d'une croix, soient considérés
comme principaux, et que les nouveaux codes de la classification des
manifestations, et marqués d'un astérisque, soient considérés
comme secondaires et destinés à être utilisés
pour certaines applications concernant la planification et l'évaluation
des soins médicaux. Ce système s'applique uniquement aux
formulations diagnostiques qui contiennent des renseignements à
la fois sur l'étiologie et sur les manifestations, et lorsque
ces dernières sont importantes en elles-mêmes. |
| |
(v)
Afin de surmonter les difficultés particulières rencontrées
lorsque la terminologie internationale n'est pas uniforme, on a inclus
dans les rubriques du chapitre des troubles mentaux une description
de leur contenu. Le code V (précédemment code Y) continue
à figurer dans le Volume I. Ces particularités proposées
ont été acceptées par les participants à
la Conférence. |
| |
| 1.4. Adoption
de la neuvième révision de la Classification internationale
des Maladies |
| |
| La Conférence, |
| |
| Ayant examiné
les propositions préparées par l'Organisation sur la recommandation
du Comité d'experts des Statistiques sanitaires12, |
| |
Reconnaissant
la nécessité d'effectuer encore quelques modifications
mineures pour satisfaire aux observations sur des points de détail
présentés par des Etats Membres au cours de la Conférence, |
| |
Recommande
que la liste détaillée révisée des rubriques
et subdivisions figurant à l'annexe I* du présent rapport
constitue la neuvième révision de la Classification internationale
des Maladies. |
| |
*
Les annexes au rapport ne sont pas reproduites ici.
Elles sont représentées par le contenu de ce volume. |
| |
| 2. Classification
des actes médicaux |
| |
A
la demande d'un certain nombre d'Etats Membres, l'Organisation a proposé
une classification des actes thérapeutiques, diagnostiques et
prophylactiques couvrant les domaines de la chirurgie, de la radiologie,
du laboratoire et autres. Différentes classifications nationales
de ce genre ont été étudiées et l'avis d'organismes
hospitaliers d'un certain nombre de pays a été sollicité.
Il s'agissait d'élaborer un instrument permettant de procéder
à l'analyse des soins dispensés aux malades, dans les
hôpitaux, les cliniques, les services de soins ambulatoires, etc. |
| |
| La Conférence
félicite le Secrétariat de cette heureuse initiative et |
| |
Recommande
que la classification provisoire des actes médicaux soit publiée
sous la forme d'un supplément à la neuvième révision
de la Classification internationale des Maladies et non comme partie
intégrante de celle-ci. Cette classification devrait être
publiée dans une édition peu coûteuse et révisée
après deux ou trois ans en fonction des observations formulées
par les utilisateurs. |
| |
| 3. Classification
des incapacités et handicaps |
| |
| La CIM fournit
les moyens de classer la maladie ou la lésion, et la classification
des actes médicaux permet d'enregistrer le traitement ou les autres
« services » dont le malade a bénéficié.
Il restait à classer les infirmités qui résultent
de la maladie ainsi que les incapacités ou les handicaps qu'elles
entraînent. |
| |
S'agissant
d'un domaine en pleine évolution, le projet de classification
préparé par l'Organisation est dans une large mesure expérimental
et prospectif. Il a été élaboré après
de multiples consultations avec les organismes d'aide sociale et de
réadaptation. |
| |
Ayant
examiné le projet de classification des incapacités et
handicaps, la Conférence estime qu'il présente un très
grand intérêt et, en conséquence, |
| |
Recommande
que la classification des incapacités et handicaps soit publiée,
pour une mise à l'épreuve, sous la forme d'un supplément
à la neuvième révision de la Classification internationale
des Maladies et non comme partie intégrante de celle-ci. |
| |
| 4. Adaptations
de la CIM à l'intention des spécialistes |
| |
| Les participants
ont pris note de trois adaptations de la CIM conçues à l'usage
des spécialistes. |
| |
La
première constitue une adaptation à l'oncologie - ICD-O.
Une classification selon trois axes indique la topographie, la morphologie
et le comportement des tumeurs. Le code topographique à quatre
chiffres se fonde sur la liste des localisations des tumeurs malignes,
section du chapitre Il de la neuvième révision de la CIM,
mais il est destiné à être utilisé pour n'importe
quel type de tumeur. A cela s'ajoute un code à quatre chiffres
indiquant la variété histologique de la tumeur et un code
à un seul chiffre correspondant au comportement de la tumeur.
Cette classification est destinée aux centres et services désirant
mentionner des détails supplémentaires sur les tumeurs,
alternativement avec la neuvième révision de la CIM, avec
laquelle elle est entièrement compatible. (Une table de conversion
sera disponible, permettant à la demande la traduction automatique
des codes.) |
| |
D'autres
adaptations ont été établies pour l'odontologie
et la stomatologie ainsi que pour l'ophtalmologie. Chacune d'elles réunit,
en un petit volume, toutes les affections sélectionnées
dans l'ensemble des chapitres de la CIM intéressant le spécialiste
et fournit, en cas de nécessité, des détails supplémentaires
grâce à un cinquième chiffre. |
| |
| 5. Classification
à l'usage des non-professionnels |
| |
La
Conférence a examiné le problème de la collecte
de données statistiques de morbidité et de mortalité
dont le besoin se fait fortement sentir dans les pays où le taux
de médicalisation est très faible. Une divergence de vues
s'est manifestée au sujet du système de classification
à utiliser dans les cas où les informations concernant
les maladies ou les causes de décès sont nécessairement
fournies par des personnes autres que des médecins. Certains
délégués ont été d'avis qu'il fallait
se servir à cet effet de la Classification internationale des
Maladies sous une forme simplifiée (par exemple, de l'une des
listes pour la mise en tableaux), tandis que d'autres ont jugé
qu'il convenait d'établir une liste indépendante de la
CIM. |
| |
| |
Un
groupe de travail composé de délégués d'Etats
Membres ayant une expérience de ce problème a été
réuni pour examiner la question en détail et, à
la lumière de son rapport, la Conférence, |
| |
Consciente
des problèmes que pose actuellement, dans la plupart des régions,
l'utilisation intégrale de la CIM par les pays en voie de développement; |
| |
Reconnaissant
la nécessité d'introduire un système qui fournisse
des informations utiles et objectives sur la morbidité et la
mortalité en vue d'une planification sanitaire efficace; |
| |
Prenant
acte avec satisfaction des essais sur le terrain organisés dans
certains pays en vue de faire recueillir des informations sur la morbidité
et la mortalité par du personnel non médical, sanitaire
ou autre, et de l'expérience acquise à cette occasion
; |
| |
Notant
que l'Organisation mondiale de la Santé se préoccupe de
développer et de promouvoir les services de santé, notamment
dans les pays en voie de développement, ainsi qu'il ressort des
résolutions EB55.R1613, WHA28.7514, WHA28.7715
et WHA28.8816, |
| |
| Recommande
à l'Organisation mondiale de la Santé : |
| |
1)
de prendre une part croissante à l'action entreprise par divers
pays en voie de développement pour la collecte de données
statistiques de morbidité et de mortalité par du personnel
non professionnel ou paramédical ; |
| |
2)
d'organiser, au niveau régional, des réunions visant à
faciliter un échange d'expériences entre les pays qui
doivent actuellement faire face à ce problème, de manière
à mettre au point des listes de classification appropriées,
compte dûment tenu des différences de terminologie entre
les pays ; |
| |
3)
d'aider les pays à mettre en place ou à développer
le système de collecte de données de morbidité
et de mortalité à l'aide d'un personnel non professionnel
ou paramédical. |
| |
6.
Statistiques de décès au cours de la période périnatale,
et questions connexes |
| |
Les
participants à la Conférence ont examiné avec intérêt
les rapports du groupe scientifique sur la méthodologie des statistiques
sanitaires se rapportant aux événements périnatals17
ainsi que les recommandations du Comité d'experts12 à
ce sujet. Ceux-ci constituent l'aboutissement d'une série de
réunions spéciales de l'OMS suivies par des spécialistes
de nombreuses disciplines. Il était devenu évident qu'un
nouvel examen de la situation était indispensable à la
lumière de certains développements des sciences médicales,
notamment de ceux qui permettent des progrès dans la survie d'enfants
nés à un âge gestationnel précoce. |
| |
| Après discussion,
la Conférence |
| |
Recommande
que, lorsque cela sera possible, les statistiques en rapport avec les
décès périnatals, soient établies à
partir d'un certificat spécial de décès périnatal
(et non d'un certificat normal de décès), et conformément
à la méthode décrite dans l'annexe II, qui comporte
également les définitions pertinentes. Cette annexe contient
aussi des recommandations concernant les statistiques de mortalité
maternelle. |
| |
| 7. Règles
pour le codage des causes de mortalité |
| |
L'attention
de la Conférence a été attirée sur les problèmes
que pose le choix de la cause initiale du décès lorsque
celui-ci résulte de facteurs liés à un traitement
chirurgical ou autre. Dans les cas où la responsabilité
de la mort est imputable à un effet adverse du traitement, il
a été proposé de classer le décès
comme dû à cet effet plutôt qu'à l'affection
objet du traitement. Bien que certains délégués
aient exprimé l'opinion que cette manière de faire s'opposerait
à l'idée classique de cause initiale, la Conférence
a donné la préférence à la première
opinion rapportée et, en conséquence, elle |
| |
| Recommande
que la règle de modification figurant à l'annexe III soit
ajoutée à celles qui existent déjà pour le
choix de la cause de décès aux fins de la mise en tableaux
des causes de mortalité. |
| |
La
Conférence a également été informée
que des directives supplémentaires relatives au certificat de
décès par cancer avaient été établies
à titre provisoire et faisaient l'objet d'essais dans plusieurs
pays. S'il en résulte que l'homogénéité
du codage s'en trouve améliorée, ces instructions seront
incorporées à la neuvième révision. |
| |
8.
Choix dune cause unique pour les statistiques de morbidité |
| |
Aucune
règle n'a été jusqu'ici introduite dans la CIM
au sujet de la mise en tableaux de la morbidité. Habituellement,
les statistiques courantes se fondent sur une seule cause, mais la Conférence
estime que l'application de la CIM aux statistiques de morbidité
courantes est suffisamment développée pour justifier la
formulation de recommandations internationales relatives au choix d'une
cause unique dans la présentation des statistiques de morbidité.
En conséquence, la Conférence |
| |
Recommande
que l'affection à choisir en vue de l'analyse d'une cause unique
à partir des dossiers médicaux soit l'affection principale
traitée ou étudiée pendant la durée correspondante
des soins, à l'hôpital ou ailleurs. Si aucun diagnostic
n'a été posé, on retiendra les symptômes
ou le problème de santé essentiel. Autant que possible,
le choix sera fait par le médecin responsable ou un autre professionnel
de la santé et l'affection ou le problème principal sera
distingué des autres. |
|
Il
est souhaitable qu'outre le choix d'une cause unique pour les besoins
de la mise en tableaux, on pratique autant que possible le codage et
l'analyse des causes multiples, particulièrement pour les données
relatives à des périodes de soins dans les hôpitaux
(avec ou sans hospitalisation), les dispensaires ou chez le médecin
de famille. Pour certains autres types de données, telles que
celles recueillies au cours d'enquêtes par examens de santé,
l'analyse des causes multiples est peut-être la seule méthode
satisfaisante. |
|
9.
Listes abrégées pour la mise en tableaux des causes de
mortalité et de morbidité |
|
Des
difficultés sont apparues dans l'emploi des listes abrégées
A, B, C et D actuelles pour la mise en tableaux des causes de mortalité
et de morbidité. Leur construction et leur numérotation
entraînent souvent des confusions et gênent la comparabilité
des statistiques établies à partir de ces listes. Des
propositions de nouvelles listes ont été soumises à
la Conférence; leur utilisation permettra d'obtenir des totaux
aussi bien pour des groupes de maladies que pour des maladies particulières.
Des listes minimales de 55 termes ont été recommandées
pour la mise en tableaux des causes de mortalité et de morbidité,
les divers pays pouvant y ajouter d'autres termes tirés d'une
liste de base de 275 rubriques. |
|
La
Conférence |
|
Recommande
que les listes spéciales pour la mise en tableaux (annexe IV
du présent rapport) remplacent les listes actuelles pour la mise
en tableaux de la morbidité et de la mortalité et soient
publiées dans le cadre de la Classification internationale des
Maladies avec les explications et instructions d'emploi appropriées. |
|
10.
Analyse et codage des affections multiples |
|
La
Conférence a pris note avec intérêt qu'un certain
nombre de pays ont largement recours à l'analyse et au codage
des affections multiples, et ce pour toutes sortes de raisons. Par exemple,
ce système a permis d'étudier la relation entre les différentes
affections mentionnées sur un certificat de décès;
de même, il a été utilisé pour permettre
le choix par ordinateur de la cause initiale de décès.
La Conférence a également pris note de l'intérêt
que présenterait une banque de données nationales multicodées
relatives à la mortalité et la morbidité. La Conférence
encourage une telle entreprise, mais ne recommande pas que la CIM préconise
des règles ou des méthodes particulières dans ce
domaine. |
|
11.
Autres systèmes de classification des maladies |
|
Il
a été rappelé qu'il existait d'autres classifications
des maladies et la Conférence en a examiné les avantages,
esquissant ainsi l'étude de la forme que pourrait prendre la
dixième révision. Certaines d'entre elles sont des développements
de la Classification internationale des Maladies alors que d'autres
sont à plusieurs axes permettant différents types d'exploitation,
mais elles ne sont pas conçues dans le but de présenter
des statistiques courantes. Dans d'autres systèmes, on attribue
un code unique à chaque maladie ou terme, ce qui permet de les
retrouver et de les regrouper, selon les besoins, dans des classifications
alternatives. Ces tendances semblent indiquer que l'on souhaite une
plus grande souplesse et que l'on se demande s'il est toujours possible
de s'en tenir à une seule classification polyvalente. On a estimé
qu'une classification à plusieurs axes fait souvent obstacle
à la possibilité de retrouver les termes et les maladies.
L'attribution d'un code unique à chaque maladie ou terme pourrait
être un moyen de surmonter les difficultés occasionnées
par des modifications de classification. |
|
12.
Dixième révision de la Classification internationale des
Maladies |
|
La
Conférence a reconnu la nécessité de commencer
à préparer la prochaine révision de la Classification
et a examiné un certain nombre de questions qui devront être
réglées avant de passer au travail détaillé.
La principale difficulté vient de ce que le programme de l'Organisation
ne se limite plus à la seule classification des maladies. De
nombreux autres motifs, sociaux et économiques, de contact avec
les services de santé ont maintenant été inclus
dans la classification principale à laquelle ont été
ajoutées des classifications supplémentaires pour les
actes médicaux, et pour les incapacités et handicaps.
Celles-ci doivent être encore amplifiées, puis incorporées
dans un vaste système coordonné de classifications des
informations sanitaires. Il convient aussi que le nom donné au
Programme de l'Organisation reflète l'ampleur de la gamme d'activités
qu'il couvre. |
|
La
normalisation de la nomenclature sur une base multilingue est indispensable
pour assurer la comparabilité des diagnostics, et, dans les cas
où les notions diagnostiques manquent de clarté, on pourrait
établir pour d'autres spécialités des glossaires
semblables à celui qui a été mis au point pour
la psychiatrie. Le déséquilibre qui apparaît dans
la huitième révision où l'on trouve 140 rubriques
pour les maladies infectieuses et 20 seulement pour l'ensemble de la
morbidité périnatale se retrouve dans la neuvième
révision qui est, pour l'essentiel, inchangée mais il
n'en sera pas forcément de même avec la prochaine révision. |
|
On
a reconnu qu'il existait une certaine contradiction entre la nécessité
d'une classification assez large aux fins de comparaisons entre pays
et le désir d'un degré élevé de spécificité
pour l'indexage des diagnostics et la recherche épidémiologique
; il en est de même entre une classification utilisable au niveau
de la collectivité dans les pays en voie de développement
et une classification appropriée à un programme national
de statistiques de morbidité ayant accès à un ordinateur.
La structure de la dixième révision est une autre question
à résoudre d'urgence : doit-on conserver le système
actuel à axe unique ou faut-il adopter une approche multidimensionnelle
? Faut-il séparer les éléments «codage»
et classification de manière que le premier demeurerait inchangé
tandis que le second pourrait être révisé plus fréquemment
qu'il ne l'a été jusqu'ici ? |
|
La
Conférence a été d'avis que l'on devait régler
ces questions dans les deux ou trois prochaines années en élaborant
et en mettant à l'essai divers modèles de classification.
Il a été reconnu que cette tâche déborderait
le cadre normal du travail de l'Organisation dans ce domaine et nécessiterait
l'affectation de ressources supplémentaires. |
|
La
Conférence a reconnu la haute valeur des travaux sur la CIM déjà
effectués ou en cours; elle a aussi reconnu que le nombre d'utilisateurs
qui réclament une souplesse supérieure à celle
présentée par la structure actuelle de cette classification
s'accroît rapidement. |
|
La
Conférence, |
|
Notant
qu'en dépit des limites actuellement assignées aux ressources
qui lui sont allouées et qu'elle absorbe complètement,
la préparation de la CIM constitue l'une des principales sources
d'influence de l'OMS, |
|
Recommande |
|
1)
que l'OMS poursuive ses travaux en vue de mettre au point des révisions
de la CIM et des classifications connexes et étende ses activités
dans ce domaine ; |
|
2)
que des ressources suffisantes soient allouées au programme concernant
la CIM pour permettre d'étudier à la fois, d'une part
les innovations nécessaires dans le domaine des classifications
de santé, et d'autre part la manière dont celles-ci peuvent
être réalisées sans s'écarter du présent
système de révision; qu'il soit également possible,
dans le cadre de ce programme, d'expérimenter à grande
échelle les diverses approches qui existent ou qui pourront être
conçues ultérieurement. |
|
La
Conférence a exprimé l'espoir que des efforts seront faits
pour conserver le capital de compétence amassé par l'Organisation,
les Centres de classification des maladies et nombre d'organisations
et d'individus dans le monde entier. |
|
13.
Publication de la neuvième révision |
|
Les
participants à la Conférence ont été informés
que, si les versions anglaise et française de la table analytique
(Volume 1) pourront être publiées fin 1976, il est peu
probable que l'index alphabétique (Volume 2) puisse l'être
avant le milieu de 1977. Les versions espagnole et russe devraient suivre
d'assez près les versions anglaise et française. |
|
Les
Etats Membres ayant l'intention de publier des versions dans leur langue
nationale recevront des exemplaires des diverses parties de la Classification
au fur et à mesure qu'ils seront achevés par le Secrétariat
afin de permettre de respecter ce calendrier aussi étroitement
que possible. |
|
Plusieurs
délégués ont fait observer que la parution tardive
de l'index alphabétique lors de la huitième révision
avait entraîné nombre d'erreurs de codage pendant la première
année d'utilisation. |
|
En
raison de l'importance du travail à fournir avant que la neuvième
révision ne soit publiée, et du fait que la formation
des codeurs exige que les deux volumes, et notamment l'index alphabétique,
soient mis à la disposition des usagers quelque douze mois avant
la mise en service, |
|
La
Conférence, |
|
Recommande
que la neuvième révision de la Classification internationale
des Maladies prenne effet à compter du 1er janvier 1979. |
|
14.
Initiation et formation à la neuvième révision |
|
Indépendamment
des modifications portant sur les rubriques elles-mêmes, la révision
proposée comporte de nombreux aspects qui nécessiteront
des explications très minutieuses à l'intention des codeurs
et des usagers de statistiques fondées sur la CIM. Il est prévu
qu'afin d'aider les pays Membres à planifier la formation voulue,
les bureaux régionaux de l'OMS organisent des cours. La Conférence
a noté avec intérêt que l'OMS espère préparer
le matériel pédagogique nécessaire à un
cours de formation pour codeurs d'environ deux semaines, afin que cette
formation soit aussi uniforme que possible. L'OMS tiendra également
des documents explicatifs à la disposition des usagers des statistiques. |
| |
|
|
| |
Adoption
de la neuvième révision |
|
La
vingt-neuvième Assemblée mondiale de la Santé,
réunie à Genève en mai 1976, a adopté la
résolution suivante en ce qui concerne le Manuel de la Classification
internationale des Maladies (résolution WHA29.34)18. |
|
«La
vingt-neuvième Assemblée mondiale de la Santé, |
|
Ayant
examiné le rapport sur la Conférence internationale pour
la neuvième révision de la Classification internationale
des Maladies, |
|
1.
Adopte la liste détaillée de rubriques à
trois chiffres et sous-rubriques facultatives à quatre chiffres
recommandée par la Conférence en tant que neuvième
révision de la Classification internationale des Maladies, qui
prendra effet le 1er janvier 1979 ; |
|
2.
Adopte les règles recommandées par la Conférence
touchant le choix d'une cause unique pour les statistiques de morbidité; |
|
3.
Adopte les recommandations de la Conférence concernant
les statistiques relatives aux décès périnatals
et maternels, notamment l'établissement d'un certificat spécial
de cause de décès périnatal à utiliser dans
toute la mesure possible ; |
|
4.
Prie le directeur général de publier une nouvelle
édition du Manuel de la Classification statistique internationale
des Maladies, Traumatismes et Causes de Décès.» |
|
L'Assemblée
a adopté une autre résolution concernant les activités
liées à la Classification internationale des Maladies
(résolution WHA29.35)19. |
|
«La
vingt-neuvième Assemblée mondiale de la Santé, |
|
Prenant
note des recommandations de la Conférence internationale pour
la neuvième révision de la Classification internationale
des Maladies touchant les activités relatives à la Classification, |
|
1.
Approuve la publication, à titre d'essai, de classifications
pour des Incapacités et Handicaps et des Actes médicaux
sous forme de suppléments mais non comme partie intégrante
de la Classification internationale des Maladies ; |
|
2.
Fait sienne la recommandation de la Conférence tendant
à aider les pays en voie de développement à mettre
en place ou à développer un système de collecte
des données de morbidité et de mortalité à
l'aide d'un personnel non médical ou paramédical; |
|
3.
Fait sienne la demande, formulée par le Conseil exécutif
dans sa résolution EB57.R34 20, priant le directeur général
d'étudier la possibilité d'établir une Nomenclature
internationale des Maladies pour améliorer la Classification
internationale des Maladies à l'occasion de la dixième
révision ». |
| |
|
|
| |
Manuel
de la neuvième révision |
|
Conventions
utilisées dans la table analytique |
|
Dans
la table analytique il est fait un usage spécial de signes typographiques
(parenthèses, crochets, deux points) qu'il convient de bien interpréter.
Quand il s'agit d'inclure une autre appellation possible ou une explication,
on a recours aux crochets [...] dont c'est le rôle normal. Les
parenthèses (...) servent à enserrer des mots supplémentaires
qui peuvent ou non figurer dans l'énoncé d'un diagnostic
sans pour autant modifier le numéro de référence
qui lui est assigné. Les noms de maladie suivis de deux points
[:] sont incomplets en eux-mêmes, mais doivent être complétés
par des termes qui suivent, pour pouvoir être classés à
la rubrique considérée. La mention « SAI »
est l'abréviation de « sans autre indication + et équivaut
pratiquement à : non spécifié, non précisé,
ou sans précision. |
|
L'exemple
suivant illustre l'application de ces conventions. La rubrique 464.0,
laryngite aiguë est ainsi rédigée : |
|
Laryngite
(aiguë): |
SAI |
à
Haemophilus influenzae [H. influenzae] |
oedémateuse |
à
pneumocoques |
septique |
suppurée |
ulcéreuse |
|
Cela
signifie que l'on rangera dans cette rubrique la laryngite, avec ou
sans l'adjectif « aiguë +, que l'expression soit isolée
ou accompagnée de l'une des précisions suivantes: à
Haemophilus influenzae [qui s'écrit également H. influenzae],
oedémateuse, à pneumocoques, septique, suppurée
ou ulcéreuse. Les laryngites grippale, streptococcique, diphtérique,
tuberculeuse et chronique se trouveront à d'autres rubriques. |
|
Double
classement de certains diagnostics |
|
La
neuvième révision de la CIM comporte une innovation: elle
prévoit deux numéros de code pour certains diagnostics
qui contiennent des éléments d'information d'une part
sur une manifestation morbide ou une complication localisée,
d'autre part sur un processus pathologique initial plus général.
L'un de ces numéros - signalé par une dague ( )
- celui qui a trait à la cause initiale, est rangé dans
la partie de la classification où le diagnostic considéré
trouve sa place conformément aux principes habituels de la CIM,
et l'autre - désigné par un astérisque (*) - est
rangé dans le chapitre relatif à l'appareil auquel se
rapporte la manifestation ou la complication en cause. Ainsi, la méningite
tuberculeuse possède un numéro marqué d'une dague
dans le chapitre réservé aux maladies infectieuses et
parasitaires, et un numéro marqué d'un astérisque
dans le chapitre réservé au système nerveux. |
|
La
nécessité de procéder ainsi est née du désir
de divers spécialistes en médecine et en statistiques
sanitaires de voir certaines manifestations, qui constituent en propre
des problèmes médicaux, classées dans les chapitres
relatifs à l'appareil correspondant. La CIM range traditionnellement
dans des chapitres spéciaux les maladies générales
et les infections susceptibles de toucher plusieurs parties de l'organisme,
et assigne normalement une même place à leurs manifestations,
de sorte que, jusqu'à présent, la méningite tuberculeuse
ne pouvait être classée que dans le chapitre des maladies
infectieuses et parasitaires. |
|
Les
rubriques marquées d'une dague ou d'un astérisque constituent
en fait d'autres emplacements de la classification destinés à
recevoir l'indication des maladies pertinentes, ce qui permet d'effectuer
des deux points de vue le relevé ou l'analyse statistique des
données. Il est cependant un principe de la CIM qui veut que
la dague désigne le code primaire et que l'astérisque
indique le code secondaire ; de ce fait, il importe, lorsque l'on désire
se servir de l'astérisque et que les deux codes sont employés,
d'utiliser un signe spécial ou un emplacement prévu d'avance
dans le document indexé pour déterminer quel est le code
désigné par une dague et quel est celui qui est désigné
par un astérisque pour la même affection. |
|
La
neuvième révision a adopté pour règle de
prévoir une rubrique affectée d'un astérisque dans
les cas suivants : |
|
(i)
lorsque la manifestation pathologique ou la complication en cause représente
un problème propre, et que son traitement relève normalement
d'une spécialité différente de celle qui s'occuperait
de la maladie initiale, et |
|
(ii)
lorsque les indications portant à la fois sur cette manifestation
et sur la maladie initiale sont habituellement contenues dans une seule
formulation diagnostique (telle que « rétinite diabétique
+), ou |
|
(iii)
lorsque la rubrique correspondant à la manifestation en cause
comprend des subdivisions en fonction de l'étiologie - ainsi
l'arthropathie, dans laquelle les subdivisions se rapportent à
de vastes groupes de causes. |
|
Il
existe d'autres combinaisons maladie initiale-manifestation qui n'engendrent
pas de difficultés de chiffrement ou de relevé et qui
n'ont, pour ce motif, pas été incorporés dans le
système de la «dague+ et de « l'astérisque
» En voici des exemples: |
|
(i)
les cas où les deux éléments sont habituellement
rapportés sous forme de diagnostics séparés et
qui peuvent être traités simplement en attribuant à
chaque terme un numéro distinct, par exemple certains types d'anémies
secondaires à d'autres maladies ; or, la classification des anémies
repose généralement sur leur type morphologique et non
sur leur cause. |
|
(ii)
les cas où la manifestation envisagée appartient à
la maladie initiale et n'est pas considérée comme un problème
médical distinct. En voici quelques exemples: le choléra,
la dysenterie, etc. qui figurent dans le chapitre des maladies infectieuses
et parasitaires, ne possèdent pas de rubrique marquée
d'un astérisque dans le chapitre consacré à l'appareil
digestif; les manifestations vénériennes touchant la partie
basse de l'appareil génito-urinaire sont portées au chapitre
des maladies infectieuses et parasitaires mais n'ont pas de rubrique
à astérisque dans le chapitre consacré aux maladies
des organes génito-urinaires, contrairement à la salpingite
et à l'orchite gonococcique. |
|
(iii)
les cas où la CIM classe traditionnellement la maladie en question
d'après sa manifestation, par exemple les anémies par
déficit enzymatique. |
|
Les
parties de la Classification auxquelles s'applique l'utilisation de
la dague et de l'astérisque sont peu nombreuses; il existe environ
150 rubriques dans lesquelles on trouve des termes accompagnés
soit de l'un soit de l'autre de ces signes. Elles peuvent se présenter
sous trois formes différentes: |
|
(i)
le signe
ou * et le deuxième numéro de code apparaissent tous deux
dans le titre de la rubrique ; tous les termes pouvant être classés
dans celle-ci sont alors soumis à une double classification et
possèdent tous le même deuxième numéro, par
exemple : |
|
049.0
Chorioméningite lymphocytaire (321.6*) |
|
Méningite
lymphocitaire (séreuse)
Méningoencéphalite lymphocytaire (séreuse)
|
|
321.2*
Méningite à ECHO virus (047.1 ) |
|
Syndrome
méningo-éruptif |
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(ii)
le signe apparaît dans le titre mais non le deuxième numéro;
tous les termes classables dans la rubrique en question sont alors soumis
à une classification double mais possèdent des codes de
remplacement différents (qui sont énumérés
pour chaque terme), par exemple: |
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074.2
Cardite à virus Coxsackie |
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Myocardite aseptique
du nouveau-né (422.0*)
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Endocardite
(421.1*)
Myocardite (422.0*)
Péricardite (420.0*) |
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à virus
Coxsasckie |
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420.0*
Péricardite au cours de maladies classées ailleurs |
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Péricardite
(aiguë) :
à virus Coxsackie (074.2 )
à méningocoques (036.4 )
syphilitique (093.8 )
|
Péricardite
(aiguë) :
tuberculeuse (017.8 )
urémique (585 )
|
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(iii)
ni le signe ni le deuxième numéro n'apparaît dans
le titre; la rubrique dans son ensemble n'est pas soumise à double
classification, mais certains termes à inclure peuvent l'être;
dans ce cas, ces termes comportent le signe et leur code de remplacement,
par exemple: |
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78.5
Maladie des inclusions cytomégaliques |
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Hépatite
virale à inclusions cytomégaliques
(573.1*)
Maladie virale des glandes salivaires
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424.3
Affections de la valvule pulmonaire |
| |
Régurgitation
pulmonaire :
SAI
syphilitique* (093.2 )
|
L'utilisation
du classement par astérisque est entièrement facultative
et ne doit jamais servir à coder la cause initiale de la maladie
(on n'emploiera que la dague dans ce but), mais il pourra être
utilisé pour les classifications ayant trait à la morbidité
et celles qui concernent des affections multiples, qu'il s'agisse de
morbidité ou de mortalité. La publication d'un tableau
de fréquence fondé sur le classement par le système
de l'astérisque, qu'il soit établi d'après la liste
détaillée ou l'une des listes abrégées,
devra toujours comporter clairement la mention: « D'après
le système de classement par astérisque de la CIM » |
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| Rôle
du Code E |
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Comme
l'explique le Rapport de la Conférence internationale pour la
neuvième révision (voir paragraphe 1.3 (iii), p. XV),
le Code E constitue à présent une classification supplémentaire
pouvant être utilisée, si on le désire, pour coder
des facteurs extérieurs liés à des états
morbides rangés dans une partie quelconque de la classification
principale. Pour la mise en tableau, par entité unique, de la
cause initiale de décès, on emploiera toutefois le code
E comme code principal lorsque l'état morbide peut être
classé dans le chapitre XVII (lésions, traumatismes et
empoisonnements), mais seulement dans ce cas. |
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| Solutions
de continuité dans le système de chiffrement |
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On
notera que certains numéros n'ont pas été utilisés,
ménageant ainsi des lacunes dans le système numérique.
La raison en est le désir d'éviter des modifications inutiles
dans les rubriques familières aux chiffreurs qui ont utilisé
la huitième révision. Par exemple, gangrène (rubrique
445 dans la huitième révision) a été déplacée
à 785.4; pour éviter d'avoir à changer les numéros
de code des rubriques 446 (Polyartérite noueuse et affections
apparentées), 447 (Autres maladies des artères et artérioles)
et 448 (Maladies des capillaires), on a préféré
ne pas employer le numéro 445 dans la neuvième révision. |
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| Glossaire
des troubles mentaux |
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Un
glossaire décrivant et définissant le contenu des rubriques
qui figurent dans le Chapitre V (Troubles mentaux) a fait l'objet d'une
publication séparée de la huitième révision
de la Classification internationale des Maladies. Dans la neuvième
révision, le glossaire a été incorporé dans
la Classification elle-même (voir pages 173-214). |
|
Les
descriptions données dans le glossaire ne sont pas destinées
à venir en aide au codeur étranger à la médecine,
qui devra chiffrer n'importe quel diagnostic indiqué dans un
document médical conformément aux dispositions de la Table
analytique et de l'Index alphabétique. Leur but est de faciliter
le travail de la personne qui pose le diagnostic; celle-ci devra le
formuler en se fondant sur les descriptions plutôt que sur les
titres des rubriques, dont le sens peut être variable d'un endroit
à l'autre. |
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Plusieurs
adaptations de la CIM à certaines spécialités ont
été publiées ou sont en cours de préparation.
Elles sont brièvement décrites ci-après. |
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Odontologie
et stomatologie |
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La
Classification internationale des Maladies - Adaptation à l'Odontologie
et à la Stomatologie (CIM-AO), fondée sur la huitième
révision de la CIM, a été préparée
par le service de la santé bucco-dentaire de l'OMS, et publiée
pour la première fois en 1969. Elle rassemble les rubriques de
la CIM qui comprennent «les maladies ou affections frappant la
cavité buccale et les structures adjacentes, y provoquant certaines
manifestations ou ayant des rapports avec elle+. L'adjonction d'un cinquième
chiffre la rend plus détaillée, mais le système
de chiffrement est ainsi organisé que la relation entre un code
de l'ICD-DA et celui de l'ICD dont il est tiré est immédiatement
évidente et que la fréquence des maladies figurant dans
les rubriques ICD-DA peut être aisément rassemblée
dans les rubriques de la CIM. |
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L'ICD-DA
a été révisée afin de concorder avec la
neuvième révision de la CIM, publiée par l'Organisation
mondiale de la Santé en 1977. |
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Oncologie |
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La
«Classification Internationale des Maladies, Oncologie»
(CIM-O) version française, sera publiée prochainement.
Mise au point en collaboration avec le Centre international de Recherche
sur le Cancer OMS et le United States National Cancer Institute, avec
la collaboration de nombreux autres pays et d'après les résultats
de vastes essais pratiques, la CIM-0 est destinée à être
utilisée pour les registres du cancer par les départements
d'anatomie pathologique et autres organismes spécialisés
en cancérologie. |
|
La
CIM-O constitue une classification selon un double axe, offrant un codage
selon la topographie, et un autre selon la morphologie. Le premier utilise
pour l'ensemble des néoplasmes les mêmes rubriques à
trois et quatre chiffres que la neuvième révision de la
CIM pour les tumeurs malignes (rubriques 140-199), renforçant
ainsi la spécificité du siège anatomique pour les
autres tumeurs, tandis que la CIM fournit une classification topographique
plus restreinte ou nulle. |
|
Le
classement morphologique est identique à celui de la section
«tumeurs»de la partie morphologique de la «Systematized
Nomenclature of Medicine»(SNOMed)21 et il s'accorde
avec l'édition 1968 du «Manual of Tumor Nomenclature and
Coding»(MOTNAC)22 et avec la «Systematized Nomenclature
of Pathology»(SNOP)23. Il s'agit d'un numéro
à cinq chiffres, dont les quatre premiers déterminent
le type histologique et le cinquième le comportement de la tumeur
(tumeur maligne ou bénigne, tumeur in situ, etc.). Le code morphologique
de l'ICD-O est également reproduit dans le présent volume
(voir pages 673-696) ainsi que dans l'Index alphabétique |
|
Outre
les codes topographique et morphologique, l'ICD-O contient une liste
des lésions et maladies pseudo-tumorales. Un tableau expliquant
la méthode à suivre pour convertir les rubriques ICD-O
en rubriques CIM sera publié en temps opportun. |
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Ophtalmologie |
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Le
Conseil international d'Ophtalmologie, avec l'appui de plusieurs groupements
ophtalmologiques de divers pays, a préparé une classification
des affections oculaires qui se fonde sur la neuvième révision
de la CIM. |
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En
plus des sous-chapitres «Maladies de l'oeil et de ses annexes»,
(rubriques 360-379) de la CIM, elle comprend toutes les autres rubriques
de la CIM qui classent les troubles oculaires, depuis les maladies infectieuses
jusqu'aux traumatismes. Il s'agit d'une classification à cinq
chiffres, identique à la CIM pour les numéros à
trois et quatre chiffres, le cinquième chiffre introduisant un
détail supplémentaire à l'usage des spécialistes. |
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La
classification forme la base de l'«International Nomenclature
of Ophthalmology» publiée par l'American Academy of Ophthalmology
and Otolaryngology24 en 1977, qui comporte également des définitions
ou de courtes descriptions de tous les termes, synonymes et équivalents
en allemand, espagnol, français, italien et latin, et les termes
de référence destinés à faciliter les recherches
bibliographiques. |
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Centres
OMS pour la Classification des Maladies |
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Six
centres OMS ont été établis pour venir en aide
aux pays qui rencontreraient des difficultés dans la classification
des maladies et, en particulier, dans l'emploi de la CIM. Ces centres,
qui ont leur siège dans divers organismes, sont situés
à Paris (pour les utilisateurs francophones), São Paulo
(pour le portugais), Moscou (pour le russe) et Caracas (pour l'espagnol);
il existe deux centres à l'intention des usagers anglophones:
l'un à Londres et l'autre, pour l'Amérique du Nord, à
Rockville, Etats-Unis d'Amérique. Pour les utilisateurs francophones,
le courrier doit porter l'adresse suivante : |
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Chef
du Centre OMS pour la Classification des Maladies
Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale
44, chemin de Ronde
78110 Le Vésinet
France
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| |
REFERENCES
BIBLIOGRAPHIQUES |
|
1.
Registrar General of England and Wales, Sixteenth Annual Report, 1856,
Appendix, 75-76 |
|
2.
GREENWOOD, M. (1948) Medical statistics from Graunt to Farr. Cambridge,
p. 28. |
|
3.
Registrar General of England and Wales. Sixteenth Annual Report, 1856.
Appendix, p. 73 |
|
4.
BERTILLON, J. (1912) Classification of the cause of death. (Résumé)
Trans. I5th Int. Cong. Hyg. Demog., Washington, Vol. VI, pp. 52-55 |
|
5.
Bull. Inst. int. Statist. 1900, 12, 280 |
|
6.
ROESLE, F. (1928) Essai d'une statistique comparative de la morbidité
devant servir à établir les listes spéciales des
causes de morbidité. Genève (Organisation d'Hygiène
de la Société des Nations, document C. H. 730) |
|
7.
Actes off. Org. mond. Santé, 1948, 2, 110 |
|
8.
Actes off. Org. mond. Santé, 1948, 11, 23 |
|
9.
Organisation mondiale de la Santé (1955) Rapport de la Conférence
pour la septième révision des Nomenclatures internationales
des maladies et causes de décès. Genève (Document
non publié WHO/HS/7 Rev. Conf./17 Rev. 1) |
|
10.
Org. mond. Santé. Sér. Rapp. techn. 1952, 53 |
|
11.
Organisation mondiale de la Santé (1965) Rapport de la Conférence
internationale pour la huitième révision de la Classification
internationale des Maladies, Genève (document non publié
WHO/HS/8 Rev. Conf./ 11.65) |
|
12.
Organisation mondiale de la Santé, Comité d'experts de
Statistiques sanitaires (1974) Neuvième révision de la
Classification internationale des Maladies, Genève (document
non publié WHO/ICD9/74.4) |
|
13.
Actes off. Org. mond. Santé, 1975, 223, 10 |
|
14.
Actes off. Org. mond. Santé, 1975, 226, 42 |
|
15.
Actes off. Org. mond. Santé, 1975, 226, 44 |
|
16.
Actes off. Org. mond. Santé, 1975, 226, 53 |
|
17.
Organisation mondiale de la Santé, Groupe scientifique sur l'application
des statistiques sanitaires aux événements périnatals
(1974), Genève (document non publié ICD/PE/74.4) |
|
18.
Actes off. Org. mond. Santé, 1976, 233, 18 |
|
19.
Actes off. Org. mond. Santé, 1976, 233, 18 |
|
20.
Actes off. Org. mond. Santé, 1976, 231, 25 |
|
21.
College of American Pathologies (1976), Systematized Nomenclature of
Medicine, Chicago, Illinois |
|
22.
American Cancer Society, Inc. (1968), Manuel of Tumor Nomenclature and
Coding, New York, N.Y. |
|
23.
College of American Pathologies (1965), Systematized Nomenclature of
Pathology, Chicago, Illinois |
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