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Principaux
indicateurs de mortalité |
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Principaux
indicateurs de mortalité | |||
Source
: Inserm - CépiDc | |||
(Michel
E., Jougla E., Hatton F., Chérié-Challine L.) | |||
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Sommaire
: | |||
Les
indicateurs présentés : | |||
Cette
brochure a pour objectif de décrire les principaux indicateurs
utilisés en épidémiologie descriptive pour analyser
les causes médicales de décès (3) . Les indicateurs de mortalité peuvent répondre à des objectifs différents. Ils permettent notamment d'évaluer l'état de santé d'une population, d'aider à la décision et de classer les problèmes de santé pour déterminer les priorités en santé publique. |
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| Le «certificat et le bulletin» de décès | |||
Historique.
C'est en 1937 qu'a été mis en service, en France, un certificat
médical individuel et confidentiel (formulaire bleu), obligatoirement
rédigé par un médecin et venant s'adjoindre au
bulletin de décès (formulaire vert), rendu anonyme à
la fin de l'année 1937. Ces deux documents étaient expédiés
par la mairie au médecin-inspecteur d'hygiène qui avait
la charge de transcrire sur le bulletin anonyme la cause de décès
mentionnée sur le certificat. Les bulletins ainsi complétés
étaient centralisés à la Statistique générale
de la France qui assurait le codage des informations démographiques
et médicales et publiait les résultats. |
|||
État
actuel. A l'occasion du décès d'une personne
physique (sauf pour les morts suspectes nécessitant une investigation
médico-légale), le médecin établit un certificat
de décès qui comporte deux parties |
|||
-
sur la partie supérieure utilisée pour la déclaration
à l'état civil, figurent les nom, pré- nom, âge
et domicile du décédé ainsi que plusieurs rubriques
concernant les diverses opérations funéraires, |
|||
-
sur la partie inférieure (anonyme) sont indiquées d'une
part la commune et la date de la mort et d'autre part, les causes médicales
de décès transcrites en clair par le médecin (cause
immédiate, cause initiale (ou principale) ainsi que d'éventuels
états associés (pathologiques ou physiologiques). Cette
seconde partie est cachetée immédiatement après
sa rédaction pour en garantir le caractère confidentiel. |
|||
Ce
certificat rempli par le médecin qui a constaté le décès,
est transmis à la mairie du lieu de décès où
la partie nominale est conservée pour dresser les actes d'état
civil après avoir été séparée de
la partie inférieure cachetée. |
|||
| Lors
de la déclaration du décès, l'officier d'état
civil remplit en double une «liasse» de deux documents INSEE
(auto reproducteurs): avis de décès N° 7 bis (nominal),
bulletin de décès N° 7 (anonyme), formulaires établis
à partir des indications fournies par la famille et comportant
des renseignements socio-démographiques: domicile, catégorie
socio-pro- fessionnelle, nationalité, état matrimonial
ainsi que la date et le lieu de naissance, la date et le lieu de décès
(à l'exclusion de toute information d'identité). |
|||
Alors
que l'avis 7 bis nominal est adressé à l'INSEE, le bulletin
7 anonyme est agrafé avec la partie inférieure du certificat
médical, partie confidentielle toujours cachetée. |
|||
Ces
documents sont transmis au médecin responsable de la Santé
Publique attaché à la Direction Départementale
des Affaires Sanitaires et Sociales. Ce médecin de Santé
Publique ouvre le certificat, prend connaissance des renseignements
médicaux et transmet ensuite les deux documents anonymes au Centre
d'épidémiologie sur les causes médicales de décès,
CépiDc de l'Inserm. |
|||
Depuis
1988, la codification, effectuée au CépiDc à l'aide
de la Classification Internationale des Maladies (9ème révision),
est directement effectuée sur ordinateur et enregistrée,
après appariement, sur la banque des données socio-démographiques
de l'INSEE, constituée à partir des avis de décès
N° 7 bis (à l'exclusion du nom). Ce fichier, bien qu' «anonyme»,
préserve un caractère «indirectement nominatif»
dans la mesure où dates et lieux de domicile et de décès
d'une personne permettent de l'identifier. |
|||
|
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| I - EFFECTIF DE DÉCÈS | |||
L'effectif
(ou le nombre) de décès est l'indicateur de mortalité
le plus simple. Les effectifs de décès peuvent être
analysés toutes causes confondues ou répartis par cause,
pour une ou plusieurs années, en fonction des variables enregistrées
: |
|||
-
socio-démographiques (sexe, âge, état matrimonial,
catégorie socio-professionnelle, nationalité...) ; |
|||
-
géographiques (région, département et commune de
domicile ou de décès). |
|||
|
|
|||
| II - TAUX BRUT DE MORTALITÉ | |||
Le
taux brut de mortalité est un indice utilisé pour décrire
la mortalité dans une population en tenant compte de l'effectif
de cette population. |
|||
Il
décrit la mortalité dans la population générale
(sans référence particulière à un sous-groupe).
Il est calculé en rapportant les décès enregistrés
dans la population pendant une période donnée (généralement
une année) à l'effectif de cette population. Pour éviter
de manipuler des fractions décimales, le taux de mortalité
est généralement calculé pour 1.000, 10.000 ou
100.000 habitants. |
|||
![]() |
|||
Afin de préserver la confidentialité, les causes
médicales de décès au niveau communal ne sont disponibles
que pour plusieurs années cumulées. |
|||
Le
dénominateur (effectif de la population) est un effectif moyen
se définissant comme l'effectif au milieu de l'année,
ou comme la moyenne des effectifs en début et fin d'année. |
|||
Exemple
.en 1991, on a enregistré en France 524.685 décès
pour une population moyenne de 57 millions d’habitants : |
|||
![]() |
|||
Si
l'on s'intéresse à une cause particulière de décès,
le taux brut de mortalité pour cette cause se définit
comme suit : |
|||
![]() |
|||
Remarque
: Lorsque le taux est calculé sur une population d'effectif faible,
il peut être affecté par d'importantes variations aléatoires
d'une période à l'autre. Par exemple, il suffit de quelques
décès en plus ou en moins dans une zone géographique
limitée pour entraîner une importante modification des
taux annuels. Dans ce cas. il est recommande de travailler sur des regroupements
d'années. On calcule alors un taux brut moyen annuel de mortalité. |
|||
|
|
|||
| III - TAUX SPÉCIFIQUES DE MORTALITÉ | |||
La
mortalité peut également être étudiée
en fonction de différentes variables. Les taux de mortalité
calculés par sexe, âge, catégorie socio-professionnelle...
sont appelés «taux spécifiques». |
|||
Si
l'on s'intéresse à un sous-groupe particulier de la population,
le taux spécifique de ce groupe est mesuré par : |
|||
![]() |
|||
Exemple
: en France en 1991, on a enregistré, chez les hommes de 55-64
ans, 39.776 décès pour une population moyenne de 2.839.019
habitants : |
|||
![]() |
|||
|
|
|||
| IV - TAUX STANDARDISÉS | |||
Pour
comparer globalement la mortalité dans des populations différentes,
on ne peut utiliser le taux brut de mortalité car il ne tient
pas compte des différences de structure d'âge de ces populations.
Ainsi une région dont la population est âgée peut
avoir un taux brut de mortalité relativement élevé
uniquement du fait de sa structure d'âge. Pour éliminer
cet effet de l'âge, on utilise des taux standardisés. |
|||
La
standardisation par l'âge est la plus usuelle, mais on peut également
standardiser par rapport à d'autres variables comme le sexe,
la catégorie socio-professionnelle, etc. |
|||
Dans
les formules et exemples suivants, la standardisation a été
réalisée suivant l'âge. |
|||
Il
existe deux méthodes principales de standardisation : la standardisation
directe et la standardisation indirecte. |
|||
| 1 - Standardisation directe : taux comparatif (ou méthode de la population-type) | |||
Le
taux comparatif de mortalité est défini comme le taux
que l'on observerait dans la population étudiée si elle
avait la même structure d'âge qu'une population de réfé
(ou population-type). On le calcule en pondérant les taux de
mortalité par âge observés dans la sous-population
par la structure d'âge de la population de référence. |
|||
![]() |
|||
Où: |
|||
i
: |
indice de la classe d âge | ||
n
: |
nombre de classes d'âge | ||
j
: |
indice de la sous-population | ||
p
i : |
part de la classe d'âge i dans la population de référence | ||
T
j i : |
taux de mortalité observé dans la sous-population j pour la classe d'âge i | ||
| Remarque
-. La population de référence peut être constituée
du regroupement des populations à comparer. Quand on travaille
au niveau national, la population total de la France, deux sexes, est
souvent utilisée comme population de référence.
Dans les comparaisons internationales, on peut standardiser par rapport
à la population européenne ou mondiale (cf
Annexe) |
|||
| Procédure de calcul des taux comparatifs (standardisation réalisée suivant l'âge) : | |||
![]() |
|||
![]() |
|||
Où: |
|||
i
: |
indice de la classe d'âge | ||
n
: |
nombre de classes d'âge | ||
j
: |
indice de la sous-population | ||
k
: |
nombre de sous-populations | ||
T
ji : |
taux de mortalité de la sous-population j pour la classe d'âge i (généralement exprimé pour 100.000 habitants) | ||
P
i : |
part de la classe d'âge i dans la population de référence (structure d'âge de la population-type) | ||
| Exemple de calcul des taux comparatifs de mortalité par tumeurs, chez les hommes, en 1990 | |||
| (standardisation par âge) | |||
![]() |
|||
![]() |
|||
Tableau
2 |
|||
| * Pour 100.000 habitants de sexe masculin et de la classe d'âge considérée | |||
| ** Population-type | |||
| *** 369,1 = (0,0134 * 0,0) + (0,0424 * 0,0) + (0,1344 * 8,4) .... +(0,01827 * 3894,4) | |||
|
|
|||
| 2 - STANDARDISATION INDIRECTE : SMR (OU MÉTHODE DE LA MORTALITÉ-TYPE) | |||
Le
S.M.R. est obtenu en faisant, pour une sous-population, le rapport entre
le nombre de décès observé et le nombre de décès
«attendu». On obtient le nombre de décès «attendu»
en appliquant à l'effectif de chaque classe d'âge de la
sous-population, les taux spécifiques de mortalité d'une
population de référence (mortalité-type). |
|||
![]() |
|||
Où: |
|||
i
: |
indice de la classe d'âge | ||
n
: |
nombre de classes d'âge | ||
j
: |
indice de la sous-population | ||
T
j i : |
taux spécifique de mortalité de la populationde référence (mortalité-type) pour la classe d'âge j | ||
Nj
i : |
effectif de la population correspondant à la classe d'âge i dans la sous-population j | ||
Le
nombre de décès réellement observé dans
la sous-population j est rapporté au nombre
de décès «attendu» dans cette même population
(le résultat est généralement multiplié
par 100) : |
|||
![]() |
|||
Un
S.M.R. supérieur à 100 signifie qu'il existe un excédent
de mortalité dans la sous-population par rapport à la
mortalité de la population de référence (un SMR
de 130 indique une surmortalité de 30%). |
|||
Un
S.M.R. inférieur à 100 signifie qu'il existe une mortalité
plus faible dans la sous-population par rapport à la mortalité
de la population de référence (un SMR de 75 indique une
sous-mortalité de 25%) |
|||
| Standardized Mortality Ratio ou Indice Comparatif de Mortalité en français. | |||
| Procédure de calcul des SMR (standardisalion réalisée suivant l'âge) : | |||
![]() |
|||
![]() |
|||
Tableau
3 |
|||
| * le résultat est généralement multiplié par 100 | |||
| Le nombre de décès "attendu" est calculé selon la formule : | |||
| Remarque : si les taux sont exprimés pour 100 000 habitants, diviser le résultat par 100 000 | |||
| : | |||
Où
|
|||
| i
: |
indice de la classe d'âge | ||
n
: |
nombre de classes d'âge | ||
j
: |
indice de la sous-population | ||
k
: |
nombre de sous-populations | ||
N
ji : |
effectif de la sous-population j pour la classe d'âge i | ||
T
i : |
taux spécifique de mortalité de la mortalité de la population de référence (mortalité-type) pour la classe d'âge i | ||
| - Exemple de calcul des S.M.R. par tumeurs chez les hommes en 1990 (standardisation par âge) | |||
![]() |
|||
![]() |
|||
Tableau
4 |
|||
| * les taux spécifiques étant exprimés pour 100.000 habitants, on a divisé le résultat par 100.000 " | |||
| ** 695 = (|6.5* 32931 + 15,8' H242| + (4,5 • 355761... + (3330,1 * 2234)1/100.000 •** | |||
| *** 96 = 665/695* 100 | |||
|
|
|||
| 3 - Comparaison des deux méthodes de standardisation | |||
| Standardisation directe (taux comparatifs) : | |||
Avantages
: |
|||
| - le taux exprime une fréquence des décès ; | |||
| - les taux entre hommes et femmes sont comparables ; | |||
Inconvénients
: |
|||
| - les taux de mortalité dans chaque groupe d'âge doivent être «robustes» (effectif de population suffisamment grands) ; | |||
| - il est nécessaire de disposer d'une population de référence (par âge) ; | |||
| - le résultat est très lié à la population de référence ; | |||
| - on a besoin de connaître les taux spécifiques de mortalité (par âge) des populations à comparer. | |||
Remarque
: La valeur du taux comparatif est liée à la structure
d'âge de la population de référence. Si la population
de la France est choisie comme référence, population relativement
âgée, on accordera dans l'indice synthétique un
poids important aux causes décès liées au processus
du vieillissement comme les maladies du coeur ou les cancers |
|||
En
fait, c'est plus l'écart observé entre les différents
taux comparatifs qui est à prendre en compte que la valeur absolue
des taux. |
|||
| Standardisation indirecte (SMR) : | |||
Avantages
: |
|||
| - on peut travailler sur de petits effectifs ; | |||
-
on n'a pas besoin de connaître les taux spécifiques (par
âge) des population; comparer (ceci est très important,
car dans de petites populations, dont les effectifs par classe d'âge
sont faibles, ces taux spécifiques ne sont pas fiables, car trop
instables) ; |
|||
| - les conclusions en termes de comparaison sont faciles à faire. | |||
Inconvénients
: |
|||
| - n'étant qu'un indice comparatif, il ne donne pas une information sur la fréquence des décès ; | |||
-
les indices masculins et féminins ne sont pas comparables entre
eux car l'indice masculin est calculé à partir des taux
de mortalité masculins et l'indice féminin à part
des taux de mortalité féminins ; |
|||
| - les taux spécifiques de mortalité (par âge) de la population de référence doivent être connus. | |||
|
|
|||
| V - INDICE DE SURMORTALITÉ (OU RATIO DE MORTALITÉ) | |||
| L'indice de surmortalité est le rapport entre deux taux de mortalité. Soit A et B les taux de mortalité de deux populations différentes : | |||
![]() |
|||
La
population A est en surmortalité par rapport à la population
B si l'indice calculé comme indiqué ci-dessus est supérieur
à 1. On peut ainsi calculer un indice de surmortalité
par sexe. L'indice de surmortalité masculine est, en particulier,
très utilisé. Il est obtenu en rapportant le taux masculin
au taux féminin (un indice supérieur à 1 indique
une surmortalité masculine). Les catégories socio-professionnelle
peuvent également faire l'objet de ce type de calcul. |
|||
Remarque
: en général l'indice de surmortalité est
calculé à partir de taux spécifiques ou de taux
comparatifs. |
|||
|
|
|||
| VI - PART D'UNE CAUSE (%) (ou mortalité proportionnelle ou poids d'une cause) | |||
C'est
un indice très largement utilisé. Il permet d'évaluer
la part que représente un cause ou un groupe de causes dans la
mortalité générale. Il s'obtient en rapportant
I nombre de décès dus à une cause donnée
au nombre total de décès et s'exprime en pourcentage : |
|||
![]() |
|||
La
mortalité proportionnelle peut être calculée tous
âges, tous sexes confondus ou par âge, par sexe, par sexe
et âge... |
|||
| Remarque : cet indicateur ne nécessite pas de connaître les effectifs de la population étudiée. | |||
| Exemple - Part des principales causes de décès en France pour k sexe masculin en 1991 | |||
![]() |
|||
Tableau
5 |
|||
|
|
|||
| VII - ANNÉES POTENTIELLES DE VIE PERDUES (APVP) | |||
L'indicateur
des Années Potentielles de Vie Perdues (APVP) (6)
est de plus en plus uti lise pour déterminer les priorités
en Santé Publique. |
|||
Les
APVP représentent le nombre d'années qu'un sujet mort
prématurément, c'est à dire avant un âge
limite, n'a pas vécu. Le choix de l'âge limite dépend
de l'objectif fixé (65 70, 75 ou 80 ans). |
|||
L'âge
limite de 75 ans est souvent utilisé en France (7). |
|||
On
exclut du calcul des APVP tous les décès survenus après
l'âge limite retenu. |
|||
Sont
généralement exclus du calcul des APVP les décès
infantiles (première année de la vie) parce qu'ils sont
dus à des causes spécifiques et ont souvent une étiologie
différente de celle des décès à un âge
ultérieur. |
|||
Lorqu'on
travaille à partir de classes d'âge, la formule suivante
est généralement utilisée : |
|||
![]() |
|||
Où
: |
|||
j
: |
indice de la pathologie | ||
i
: |
indice de la classe d'âge | ||
n
: |
nombre de classes d'âge | ||
l
: |
âge limite | ||
| centre de la classe d'âge i | |||
| nombre de décès pour la pathologie j et la classe d'âge i | |||
On
peut calculer les APVP pour une cause spécifique ou un groupe
de causes et effectuer des comparaisons. Notons que les APVP sont additives
pour les différentes causes de décès. |
|||
On
peut rapporter l'APVP correspondant à une pathologie précise
au total des APVP toutes causes confondues (rapport généralement
exprimé en pourcentage). C'est surtout sous cette forme que l'indicateur
est utilisé. |
|||
On
peut également rapporter les APVP à l'effectif de la population
concernée et obtenir des taux (que l'on peut standardiser par
âge). |
|||
| (6) Développé par R. ROMEDER | |||
| (7) Le seuil de 65 ans est retenu dans les comparaisons internationales par homogénéité avec les indicateurs utilisés par l'OMS au niveau européen. | |||
| Remarques : | |||
-
Il est plus précis de travailler sur l'âge en années
que sur des classes d'âge. Cependant, certains auteurs ont montré
que les deux méthodes de calcul, appliquées à un
ensemble de causes, ont donné des résultats très
proches. |
|||
| - L'APVP donne un poids important à toutes les causes de décès prédominantes en bas âge (accidents par exemple). | |||
| - Le calcul de l'APVP ne nécessite pas la connaissance des effectifs de population. | |||
Exemple : APVP pour les décès
par causes extérieures de traumatisme et empoisonnements, en
région Rhône-Alpes (sexe masculin, période 1989-1991). |
|||
Dans cet exemple, on utilise les décès
par groupes d'âge de 5 années (à l'exception du
groupe de 1-4 ans). L'âge limite a été fixé
à 75 ans. |
|||
![]() |
|||
Remarque : Dans ce cas, l'indice
j figurant dans la formule représente la pathologie
: causes extérieures de traumatismes et d'empoisonnements. |
|||
| * II s'agit ici d'un nombre moyen annuel calculé sur les années 1989,1990 et 1991. | |||
| * * 1368,0 est obtenu en multipliant 72,0 par 19. | |||
| Les causes extérieures de traumatismes et empoisonnements représentent annuellement pour la période 89/91 65.597,5 APVP. | |||
Le
total annuel d'APVP toutes causes confondues pour cette même population
et cette même période étant de 209.929, les traumatismes
représentent donc près d'un tiers de l'ensemble des Années
Potentielles de Vie Perdues avant 75 ans. |
|||
|
|
|||
| ANNEXE / POPULATIONS DE RÉFÉRENCE EUROPÉENNE ET MONDIALE | |||
| (d’après United Nations World Population Prospects 1990 – New York) | |||
![]() |
|||
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|||
| BIBLIOGRAPHIE | |||
| (A pour objet de donner quelques références bibliographiques d'ouvrage ou d'articles en langues française présentant des éléments d'analyse descriptive des données de mortalité) | |||
| - ÉPIDÉMIOLOGIE - PRINCIPES ET MÉTHODES QUANTITATIVES | |||
| Bouyer I., Hémon D., Cordier S., Derriennic F., Stüker I., Stengel B., Clavel J. | |||
| Les Éditions INSERM, 1993 | |||
| - ÉPIDÉMIOLOGIE MÉTHODES ET PRATIQUES | |||
| Rumeau-Rouquette C., Blondel B., Kaminski M., Bréart G. | |||
| Collection statistique en biologie et en médecine | |||
| Médecine-Sciences Flammarion, Paris 1993 | |||
| - MÉTHODES STATISTIQUES EN ÉPIDÉMIOLOGIE DESCRIPTIVE | |||
| Estève J., Benhamou E., Raymond L. | |||
| Les Éditions INSERM, Pans 1993 | |||
| - DICTIONNAIRE D'ÉPIDEMIOLOGIE | |||
| Leclerc A., Papoz L., Bréart G, Lellouch J. | |||
| Éditions Frison-Roche, Paris 1990 | |||
| - L'ÉPIDÉMIOLOGIE SANS PEINE | |||
| Goldberg M. | |||
| Éditions Frison-Roche, Paris 1990 | |||
| - MORTALITÉ ET CAUSES DE DÉCÈS EN FRANCE | |||
| Bouvier M.H., Valin J., Hatton F. | |||
| Les Éditions INSERM- DOIN, Paris 1990 | |||
| - MESURES STATISTIQUES EN ÉPIDÉMIOLOGIE | |||
| Bernard P.-M., Lapointe C. | |||
| Presses de l'Université du Québec, 1987 | |||
| - MANUEL D'ANALYSE DE LA MORTALITÉ | |||
| Pressât R. | |||
| I.N.E.D | |||
| Imprimerie Louis jean , Gap 1985 | |||
| - ÉPIDÉMIOLOGIE | |||
| Jenicek J., Cléroux R. | |||
| Rumeau-rouquette C., Blondel B., Kaminski M., Bréart G. | |||
| Edisem, Québec 1982 | |||
| - Tests statistiques relatifs aux inidcateurs de mortalité en population | |||
| Jougla E. | |||
| Rev. Epidém. et Santé Publ., 1997, 45, 78-84 | |||
| - Atlas de la santé en France - les causes de décès. | |||
| Salem G., Rican S., Jougla E. | |||
| John Libbey ed, 2000 ; 1 : 187p. | |||
| - « Le développement des années potentielles de vie perdues comme indicateur de mortalité prématurée » | |||
| Romeder J-M., Mc WhinnieJ.R. | |||
| In Rev. Epidém. et Santé Publ , 1978, 97-115 | |||
| - Disparités régionales de la mortalité en France - Situation en 1990 | |||
| Michel E, Le Toullec A., Jougla E., Hatton F. | |||
| Revue SOLIDARITÉ SANTÉ - Études statistiques N° I - 1993 - Janvier - Mars | |||
| SESI, Ministère des Affaires Sociales et de l’intégration | |||
| - La Santé en France - | |||
| Haut Comité de la Santé Publique, groupe « La durée de vie en France » (rapporteur : Jougla E.– président : Hirsch A.) | |||
| La Documentation française - novembre 1994 – tome 2 – P. 145 - 2 I 3. | |||