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| L'Inserm
est centre collaborateur OMS pour la Classification Internationale des
Maladies (CIM) depuis 1967. En 2004, l'Organisation
Mondiale de la Santé (OMS) a étendu l'activité
de ce centre à l'ensemble de la Famille des Classifications Internationales
(FCI). Actuellement le Centre Collaborateur OMS pour la Famille des
Classifications Internationales en langue française (CCOMS) est
dirigé par Gérard Pavillon (Inserm) pour la CIM et les
classifications associées et par le Docteur Marc Maudinet (CTNERHI)
pour la Classification Internationale du Fonctionnement et les classifications
associées. |
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| Activité
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Le
CCOMS sert de centre de référence en langue française
pour les classifications en santé de l'OMS. Le centre aide les
utilisateurs francophones des classifications OMS pour la mise en oeuvre
et l'utilisation des classifications OMS. Il participe en particulier
au processus de mise à jour de la CIM10
et aux travaux de révision pour la publication de la CIM11. |
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| Liens
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Classifications
OMS : http://www.who.int/classifications/icd/en/ |
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Centres
collaborateurs OMS : http://www.who.int/classifications/network/collaborating/en/index.html
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CTNERHI
: http://www.ctnerhi.com.fr |
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| Contacts
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Isabelle Bonnelie
Inserm - CépiDc
Bâtiment La Force porte 58 80 rue du Général Leclerc
94270 Le Kremlin-Bicêtre CEDEX
Tél. : 01 49 59 19 55
Fax : 01 49 59 19 30
isabelle..bonnelie[at]inserm.fr
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Marc Maudinet
CTNERHI
236 bis, rue de Tolbiac
75013 Paris - France
Tél. : 01 45 65 59 00
Fax : 01 45 65 44 94
ctnerhi[at]ctnerhi.com.fr |
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La
Classification Internationale des Maladies (CIM) |
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L'histoire
de la Classification Internationale des Maladies (CIM) commence
en 1891 lorsque l'International Statistical Institute charge un
comité présidé par J. Bertillon, Chef des Travaux
Statistiques de la Ville de Paris, de préparer une classification
des causes de décès. Dès 1898 le principe d'une
révision décennale était adopté et les
révisions de cette classification initiale se succèdent
sur un siècle.
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| La 9ème
révision de la CIM |
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La
9ème révision de la CIM (CIM-9) date de 1975. La CIM9
comporte environ 5 000 codes, répartis en 17 chapitres, concernant
les causes médicales de décès. La CIM9 a été
utilisée pour coder les décès de 1979 à
1999. Le volume 1 de cette révision
est consultable en ligne.
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La
10ème révision de la CIM |
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Les
travaux sur la 10ème Révision de la Classification
Internationale des Maladies (CIM-10) ont duré 7 ans (1983-1989).
Ces travaux de préparation ont fait apparaître qu'il
était impossible de mettre sur pied une classification unique
répondant à tous les besoins dans le domaine des maladies
et de la santé. Pour répondre à ce problème,
la CIM-10 se positionne comme une classification centrale à
laquelle pourront se rattacher d'autres classifications complémentaires
telles que la CIM-O (CIM oncologie) pour les tumeurs ou la Classification
Internationale des Handicaps. Dans le cadre de ce concept de famille
de classifications, la CIM-10 continuera à couvrir les besoins
statistiques traditionnels en matière de mortalité
et de morbidité.
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L'intitulé
complet de cette version de la CIM: "Classification Statistique
Internationale des Maladies et des Problèmes de Santé
Connexes" traduit son extension au-delà du champ des
maladies. A ce titre, la classification des causes extérieures
de traumatismes et d'empoisonnement ainsi que celle des facteurs
influant sur l'état de santé et des motifs de recours
aux services de santé, qui faisaient l'objet de classifications
supplémentaires dans la CIM-9,
font maintenant partie intégrante de la CIM-10.
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Un
autre aspect important qui a présidé à la construction
de la CIM-10 est la possibilité de mise à jour. La
classification n'est plus considérée comme figée
entre deux révisions mais susceptible de changements. Pour
cela, la structure du code a été modifiée:
il est composé d'une lettre et de trois chiffres. Par rapport
à la CIM-9 dont le
code composé de quatre chiffres peut diversifier 10 000 items,
le code de la CIM-10 peut en distinguer 26 000. Ces possibilités
ne sont pas exploitées dans l'immédiat, mais cela
permet de disposer d'un nombre important de valeurs de codes libres
pour des extensions futures, sans que ces extensions viennent modifier
la séquence des codes existants. Les valeurs de codes libres
ont donc été réparties dans tous les chapitres,
mais dans une moindre mesure dans les chapitres adoptant un classement
par appareil moins susceptibles de changements. Le nombre de rubriques
effectivement utilisées est d'environ 12 000 dans la CIM-10,
contre 6000 dans la CIM-9.
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De
même que la CIM-9, la CIM-10 offre deux niveaux de classification:
un premier niveau est constitué par les trois premiers caractères
du code et un deuxième niveau par adjonction d'un quatrième
caractère. Par exemple, le code E10 désigne un diabète
insulino-dépendant et le code E10.0 un diabète insulino-dépendant
avec coma.
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La
CIM-10 comporte 21 chapitres contre 17 dans la CIM-9. Outre les
deux classifications supplémentaires mentionnées précédemment,
deux nouveaux chapitres apparaissent: "Maladies de l'oeil et
de ses annexes" et "Maladies de l'oreille et de l'apophyse
mastoïde". Il s'agit en fait de l'éclatement du
chapitre "Maladies du système nerveux et des organes
des sens" de la CIM-9 devenu trop important. L'ordre et le
contenu des chapitres sont en général conservés
par rapport à la CIM-9, Les chapitres III et IV ont été
remaniés: les troubles immunitaires, classés auparavant
dans le chapitre "Maladies endocriniennes, nutrition, métabolisme"
font maintenant partie du chapitre des "Maladies du sang et
des organes hématopoïétiques". Malgré
ces remaniements, le découpage en chapitres des deux classifications
est similaire.
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La
pratique des "Notes" en tête de chaque chapitre
ou pour certains codes, a été étendue par rapport
à la CIM-9. En particulier les "Notes d'exclusion"
signalent la hiérarchie des chapitres. Lorsqu'il existe une
possibilité de classer une maladie de façon plus spécifique,
une note d'exclusion dirige le codeur vers le chapitre prioritaire.
Par exemple le chapitre des "Maladies endocriniennes, de la
nutrition et des troubles immunitaires" exclut le cas ou ces
maladies surviennent au cours de la grossesse. Ceci permet d'imposer
l'utilisation en priorité des chapitres "Grossesse,
accouchement et suite de couches" ou "Affection dont l'origine
se situe dans la période périnatale". Seules
les notes d'utilisation générales sont placées
dans les chapitres. Les notes spécifiques à la mortalité
ou à la morbidité ont été placées
avec les règles de codage de la mortalité ou de la
morbidité.
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Le
double classement de certains diagnostics selon la maladie initiale
ou la localisation, commencé avec la CIM-9 (système
dague/astérisque), est maintenu. Par exemple une toxoplasmose
pulmonaire peut être codée B58.3 (toxoplasmose pulmonaire,
code dague) au "Chapitre des maladies infectieuses et parasitaires"
ou J17.3 (pneumonie lors d'une toxoplasmose, code astérisque)
au chapitre "Maladies du système respiratoire".
Ce système n'est pas généralisé dans
la CIM-10 car cela aurait donné lieu à une inflation
de la classification. Les recommandations de la CIM-10 pour la double
classification sont claires: lorsqu'il existe une possibilité
de double classement, toujours classer au chapitre de la maladie
initiale (code dague), et si nécessaire utiliser en plus
le code relatif à la localisation (code astérisque).
Il est aussi possible de préciser une classification complémentaire
pour préciser le site.
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Dans
le domaine de la mortalité, les règles de choix de
la cause initiale ont été modifiées ainsi que
les notes de codage. Les règles de choix de la cause initiale
permettent au codeur de sélectionner une cause de décès
parmi les affections mentionnées sur le certificat. La CIM-10
comporte 10 règles contre 13 dans la CIM-9: deux règles
ont été fusionnées et deux autres supprimées.
De plus certaines règles difficiles ont été
clarifiées (règle 1 et 3 en particulier). Les conditions
d'utilisation de la règle 3, qui permet dans certains cas
de choisir une autre cause initiale que celle mentionnée
par le médecin certificateur, sont beaucoup plus précises
dans la CIM-10.
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La
CIM-10 fait l'objet d'une publication sous la forme de trois volumes
:
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| Volume
1. |
Table
analytique contenant la classification à 3 et à 4 caractères,
la classification de la morphologie des tumeurs, des listes spéciales
pour la mise en tableaux pour la mortalité et la morbidité,
les définitions et le règlement.
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| Volume
2. |
Manuel d'instruction.
Notes sur la certification, la classification et la mise en tableaux.
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| Volume
3. |
Index
alphabétique. Cet index est l'entrée indispensable de
la classification. Les termes courants et moins courants des maladies
y sont répertoriés et associés au code CIM-10.
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